En lançant son premier SUV Coupé, la marque automobile allemande saisissait l'opportunité d'un véhicule fun et dynamique à la fois avec une forte valeur ajoutée premium face aux T-Roc et T-Cross, les deux SUV « normaux » de sa gamme. Il n'en a rien été. Le Taigo nous a ennuyé par son style et par ses performances qui rappellent que la priorité de Volkswagen est désormais dirigée vers la propulsion électrique.
C'est la mode. Volkswagen ne pouvait pas rester à l'écart de ce phénomène commercial très lucratif : le SUV coupé. D'autant que ce type de silhouette est, en général, rien de moins qu'un modèle déjà existant avec une carrosserie retravaillée. Autrement dit, avec un coût de développement marginal. C'est ainsi qu'est né le Taigo.
Un design peu audacieux Ce pari est d'autant plus risqué qu'on a connu mieux en matière de carrosserie coupée. Le Taigo a du mal à se départir de la silhouette massive des Volkswagen. Là où on attend un toit très fuyant avec des lignes très effilées pour donner de la dynamique , on ne voit qu'austérité et un hayon à peine descendant juste après la custode arrière.
Des rapports trop longs Sur l'agrément de conduite, c'est plus décevant encore. Notre modèle essayé, le TSI 110 est un pas en arrière en matière de confort. Certes, le couple s'élève à 200 Nm avec un moteur de 110 chevaux, mais l'allongement des rapports de la boite de vitesse à 7 rapports annule toute réactivité, notamment à bas régime.
Prix accessible En termes de prix, le Taigo s'en sort plutôt bien puisqu'il est moins cher que le T-Cross et le T-Roc , à 24.450 euros. Mais il peine à nous convaincre de sa valeur ajoutée, et encore moins de sa singularité dans la gamme. Volkswagen a réussi à rendre ennuyeuse une silhouette qui au contraire appelle à la créativité, l'innovation et le fun.