⚫ Mort de Mike Davis, critique du capitalisme du désastre «Ses livres ont marqué plusieurs générations donnant souvent une orientation décisive à un engagement politique ou à un travail de recherche», écrit le philosophe Paul Guillibert :
J’ai appris avec beaucoup de tristesse la mort de Mike Davis. Intellectuel intransigeant, ses livres ont marqué plusieurs générations donnant souvent une orientation décisive à un engagement politique ou à un travail de recherche. On dit qu’il était capable dans la vie des mêmes provocations que dans ses livres, toujours prêt au combat, indépendant à l’égard des institutions académiques, acharné.
Membre de laet professeur d’histoire à l’université d’Irvine en Californie, il a écrit une quinzaine de livres et de nombreux articles, tous animés par une critique radicale du capitalisme du désastre.où s’exprime le leitmotiv essentiel de son œuvre : les classes sociales ont une géographie urbaine, les luttes pour construire et habiter la ville conditionnent l’histoire des dominations sociales.