Le nouveau patron a promis que Twitter ne deviendrait pas 'infernal' et qu'il doterait la plateforme d'un 'conseil de modération des contenus' pour prendre les décisions Twitter
San Francisco - L'acquisition de Twitter par Elon Musk a suscité de l'enthousiasme, de l'épouvante, et aussi beaucoup de commentaires narquois d'observateurs qui ne donnent pas cher du patron de Tesla face à la tâche gargantuesque qui l'attend, surtout s'il licenciait de nombreux employés.
Or Elon Musk a congédié la direction et envisage de remercier quelque 75% des 7.500 employés de Twitter, selon le Washington Post. Twitter ne comptait"que" 238 millions d'utilisateurs actifs au quotidien fin juin, une fraction de la fréquentation de Facebook ou YouTube, mais l'assiduité des décideurs politiques et autres personnalités médiatiques le place régulièrement au cœur des controverses.
Elon Musk semble déjà avoir tempéré son approche absolutiste de la liberté d'expression, pour rassurer les annonceurs, généralement soucieux de ne pas associer leur marque à des contenus non consensuels. Les sociétés technologiques ont aussi mis au point des algorithmes sophistiqués pour filtrer les contenus problématiques,"mais en pratique, la modération est faite à la main par des dizaines de milliers de personnes sous payées", ajoute-t-elle.
"Musk va se retrouver dans une position difficile si la loi votée au Texas impose de garder certains contenus que l'Europe oblige à retirer", résume la spécialiste.