Le Conseil de sécurité de l'ONU a planché mardi soir sur le risque d'utilisation d'une bombe radiologique que Moscou prétend voir pointer du côté ukrainien. L'Ouest craint, au contraire, une opération « sous faux drapeau » servant de prétexte à une riposte nucléaire russe. Ces scénarios semblent au demeurant très peu probables pour raisons militaire et politique.
Les bombardements font rage depuis des mois, comme ici sur la ville de Bakhmout, en Ukraine orientale, mais n'empêchent pas la progression de l'armée ukrainienne, qui n'a donc aucun intérêt à utiliser une bombe radiologique. La guerre en Ukraine est décidément hantée en ce moment par les armes de destructions massives.
Il était, certes, prévu et annoncé de longue date, mais a évidemment attiré l'attention des observateurs, puisque le Kremlin évoque régulièrement l'utilisation de « toutes les armes à sa disposition » afin de gagner une guerre où ses forces conventionnelles subissent désastre sur désastre.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a donc discuté à huis clos, mardi soir, des accusations du Kremlin.