Patrick Balkany s'est présenté seul devant la cour d'appel de Paris, chargée de réexaminer leurs sanctions pour blanchiment aggravé de fraude fiscale.
, Patrick Balkany, 74 ans, se présente seul en début d'après-midi, cheveux poivre et sel, maigre dans un costume bleu. « J'ai dit ce que je pensais au tribunal comme à la cour d'appel, je n'ai pas été entendu, c'est ainsi », commence-t-il d'une voix grave loin de la gouaille d'antan, après un résumé des faits par la présidente.
« C'est une fin que je n'imaginais pas, qui est très difficile physiquement et psychologiquement », assure-t-il, se disant « privé de nos biens, de nos mandats » et « empêché de travailler », vivant « avec nos trois chiens, nos deux chats, sans autre perspective que celle de mourir ».
Dans une lettre à la cour, Isabelle Balkany, 75 ans, « s'excuse de absence ». « Je n'ai plus la force non pas d'affronter la justice mais d'affronter les médias qui depuis des années se déchaînent à chaque audience », écrit-elle notamment, se disant « à bout de force physiquement et psychologiquement ».