Avertissement sur ses bénéfices, fin du partenariat avec Kayne West, flottement en termes de gouvernance… Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour l'équipementier allemand, sanctionné par les marchés.
Cette décision, qui apparaît logique tant la pression s'était accentuée sur Adidas ces dernières semaines, ne laisse pas moins un goût amer. Car sa collaboration avec Kanye West, entamée en 2013 à travers la marque Yeezy, était particulièrement fructueuse.elle contribuait à 10 % du chiffre d'affaires annuel d'Adidas.
Conséquence : les invendus s'accumulent, affectant du même coup la rentabilité de l'entreprise, la poussant à publier une prévision de bénéfice net de 500 millions d'euros pour l'exercice 2022, contre 1,3 milliard attendu précédemment. Sans surprise, ces nouvelles perspectives ont considérablement refroidi les marchés, faisant dégringoler le titre du groupe de plus de 9 % jeudi dernier à la Bourse de Francfort.
Ce mardi, l'annonce de la rupture du partenariat avec Kanye West a produit les mêmes effets, avec une chute de 3,6 % et un constat douloureux : la valorisation boursière d'Adidas est désormais équivalente à un sixième de Nike, son principal concurrent, selon Bloomberg.